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La fabrication d'une poterie commence par le mélange des terres (argile, marne, silice).
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La poterie désigne à la fois la fabrication d'objets en terre façonnée et cuite au four, et les objets ainsi fabriqués. Il existe ensuite six techniques différentes pour donner à la masse la forme désirée.
L'invention de la poterie a eu lieu pendant la préhistoire : on situe souvent cette invention au Néolithique, en Asie Mineure, vers le VIIIe millénaire av. J.-C. Mais cette hypothèse est toutefois battue en brêche par les découvertes des dernières décennies : au Japon, la poterie aurait été inventée vers le XIe millénaire av. J.-C., pendant la période Jomon. Au Proche-orient, elle serait apparue vers le Xe millénaire av. J.-C. Un autre foyer d'invention, situé en Afrique saharienne, a quant à lui été daté du VIIIe millénaire av. J.-C. Par ailleurs, des découvertes récentes le long du fleuve Amur, dans l'est de la Russie, ont révélé des traces de céramique. Ces dernières ont été datées de 13 000 av. J.-C., mais leur conception laisse à penser que les traditions céramiques seraient encore plus anciennes. Plus encore, les datations au carbone 14 effectuées en Chine du sud à la fin des années 1990 sur les couches où l'on avait trouvé des tessons de poterie ont donné des dates situées entre 9 000 et 14 000 avant Jésus-Christ[1].
La conduite de la cuisson jusqu'à 1200°C environ et les poteries blanches vitrifiées utilisant des pâtes principalement composées de kaolin existent donc en Chine depuis le IIIe siècle de l'ère chrétienne au moins, même si à cette époque la très grande majorité des céramiques étaient en fait de simples terres cuites, ou, au mieux, des grès[5],[N 1]. Cette découverte très ancienne de la porcelaine a été un triomphe technique dans le domaine de la céramique, même s'il a fallu attendre les XVIIe et XVIIIe siècles pour voir affluer en Europe des porcelaines « coquilles d'œuf » dont la minceur des parois met en valeur le caractère translucide.